gynecologie

"Il y a beaucoup d'infections récurrentes surtout les pertes vaginales qui sont très nombreuses et les infections urinaires".
Madame Hawa KANE, Sage Femme à la clinique Kissi à Nouakchott et Madame Adama BA, Sage Femme au Centre de santé de Boghé donnent leurs impressions sur l'action solidaire.

Hawa kane portraitawa KANE
Sage Femme à la Clinique de Kissi à Nouakchott
Téléchargez le transcript : Hawa KANE

Je suis Madame Hawa Kane, sage femme à la clinique Kissi à Nouakchott, c'est la première fois que je participe à la caravane sanitaire de Tékane.

Sur les 80 consultations, il y a des consultations prénatales, les femmes en état de grossesse entre 7 et 8 semaines et des femmes qui sont à terme, on a pu détecter une femme à terme avec un anémie sévère que l'on a évacué sur Rosso. On a constaté qu'il y a beaucoup d'infections récurrentes surtout les pertes vaginales qui sont très nombreuses et les infections urinaires.

Certaines femmes ayant des anémies sévères, doivent avoir des conseils alimentaires pour pouvoir au moins avec les moyens de bord corriger les anémies sans même prendre des médicaments avec une bonne hygiène alimentaire et des hygiènes corporelles, c'est-à-dire faire sa toilette régulièrement. Par ailleurs, il faut savoir faire la différence entre infection urinaire et pertes vaginales, car parfois les gens confondent. Les pertes vaginales peuvent être des infections basses et ordinaires, mais avec un petit traitement ou bien une hygiène corporelle ça peut guérir seul. Mais dans les cas d'infections urinaires il faut que la femme prenne un traitement ou qu'elle parte dans un centre communautaire qui va lui donner un traitement adéquat, si les infections persistent ça peut mener à des néphroses...

sante pour tous actume ministere santePour les médicaments, on doit avoir des vitamines, du fer, des anti-anémiques, des fortifiants, des ampoules buvables par exemple, ça va permettre de corriger certaines malnutritions et d'avoir aussi des anti-parasitaires chez les femmes et pourquoi des ovules vaginales.

Dans la commune toutes les filles qui sont en âge d'étudier ne vont plus à l'école. Ce n'est pas parce que l'on est marié ou en état de grossesse qu'on doit arrêter d'étudier, une fille doit terminer ses études pour pouvoir encadrer ses propres enfants et d'avoir un peu de revenu et devenir sage femme, devenir infirmière, devenir enseignante parce que nous, un jour on va aller à la retraite et il faut qu'elles prennent la relève.

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ba adama Adama Mamadou BA
Sage Femme au Centre de santé de Boghé
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Je m'appelle Madame Adama BA, sage femme d'Etat au centre de santé de Boghé en Mauritanie.

Pour compléter, les remarques de mon collègue Hawa KANE, comme recommandation je dirai que toute femme qui fait sa CPN (examen gynécologique) à sa première ou deuxième visite n'a qu'à faire son bilan et faire l'échographie à son huitième mois. Si non, la femme peut avoir un problème...

Il faudrait faire l'éducation pour la santé et des activités déplacées pour sensibiliser et en même temps donner des conseils et faire systématiquement un dépistage d'hypertension et de diabète.
Merci.

> Consultez aussi les autres  témoignages des bénévoles

 Propos recueillis par Constance BORDES et Oumar KANE à Tékane, le 19 avril 2014
Transcript réalisé par Maïry KANE

 

En savoir plus :



Lire le bilan de la caravane, première édition (2013) : ici